Les industries pharmaceutiques connaissent depuis longtemps ce pouvoir quasi illimité de l’autosuggestion à la fois du patient et du soignant, puisque les essais scientifiques comparatifs sont réalisés avec des flacons de produits codés afin d’éliminer toute influence psychique lors des expériences sur le vivant. Au niveau des tests statistiques sur les malades-cobayes, l’on parle d’essais en double aveugle ou d’essais « randomisés ». Ceci veut dire que ni ne le soigné ni le soignant ne savent s’il s’agit d’un vrai remède ou d’un leurre.

 Et, de fait, on note toujours un pourcentage de malades qui connaissent des améliorations ou carrément des guérisons avec des cachets d’amidon ou des ampoules d’eau distillée. Ceci implique qu’avec des produits inefficaces voire toxiques, des personnes, grâce à leur foi totale dans leur médecin et dans le remède, guérissent contre toute logique, et comme le clamait Molière, surmontent à la fois la maladie et le médicament.

 Il en va de même en chirurgie et pratiquement tous les chirurgiens ont à raconter des histoires de personnes opérées qui ont guéri d’une façon inexplicable après une opération blanche, (c’est-à-dire ouvrir et refermer sans rien faire de spécial, vu l’état des lieux…).

 MAIS IL Y A AUSSI L’EFFET NOCEBO

 Ici, c’est l’inverse. Nous venons de voir que, non seulement le malade pouvait créer un effet placebo, mais aussi le thérapeute soignant, à savoir que, lorsque les deux s’associent dans une création mentale positive, les effets peuvent être miraculeux. Mais il arrive que l’un des deux acteurs, joue dans le sens « pensée négative ».

 De la part du malade, ce peut être parce qu’il n’a pas confiance dans le soignant, ou parce qu’il ne croit pas au remède, ou parce que sa croyance est dans une fatalité morbide, ou encore parce que son intérêt réel ne réside pas dans la guérison, ou enfin parce que son chemin d’évolution passe par une épreuve de souffrance choisie par son maître intérieur.

 Du côté du soignant, il est évident que si celui-ci voit son patient déjà mort, ou du moins dans une impasse sans issue classée dans les maladies dites inguérissables (il y en a même qui le disent sans ménagement), il devient l’exécuteur d’un « homicide par nocebo ». Le plus cocasse, dans ce cas, c’est qu’il est rémunéré par sa propre victime.

 En tout état de cause, il faut bien admettre que, lorsque dans le couple soigneur-soigné, l’un fait du placebo pendant que l’autre fait du nocebo, c’est une sorte de partie de bras de fer psychique qui s’établit, dans laquelle l’un doit contrer la négativité de l’autre en plus de la maladie.

 L’EFFET PLACEBO SUR LES ANIMAUX

 La plupart des thérapeutes ont pu observer qu’il est souvent plus facile de soigner des animaux que des humains. Les chats, les chiens, les chevaux sont très sensibles et captent très fort les messages psychiques des humains, et il est remarquable de voir comment les animaux, même sauvages, sont reconnaissants lorsqu’on leur a prodigué des soins, même élémentaires.

 L’IMAGERIE MENTALE AVEC LES PLANTES

 Beaucoup croient que l’effet placebo sur une betterave est débile. Et pourtant… des tas d’histoires relatent comment des arbres fruitiers se sont décidés à donner des fruits après avoir été menacés d’être supprimés. Nous avons nous-mêmes expérimenté avec un appareil de mesure électrique sensible comment on peut stresser des plantes simplement avec une mauvaise intention (la brûler, la blesser).

Voici, en particulier, une expérience réalisée dans les jardins de Findehorn (Écosse). Deux fleurs identiques sont plantées l’une près de l’autre avec tous les paramètres identiques. Deux arrosoirs sont préparés chaque jour pour qu’un dénommé Marcel arrose les deux fleurs. La fleur de gauche est arrosée avec l’arrosoir marqué « eau ». La fleur de droite est arrosée avec l’arroseur marqué « eau + activateur ». Marcel effectue son travail scrupuleusement et… la fleur de droite (eau + activateur) pousse deux fois plus vite. Normal ? Eh non, pas normal : l’arrosoir eau + activateur, c’est de l’eau. Et Marcel, qui est loin d’être un initié, c’est lui qui a fait le miracle, avec sa croyance !

Ami lecteur, vous pouvez difficilement imaginer ce que l’on peut faire avec des croyances. Notre problème, c’est que nous inventons le plus souvent des croyances pour nous limiter ou nous détruire.

Voici plusieurs vidéos qui abordent le sujet:

Vidéo 1

Vidéo 2

Vidéo 3

Vidéo 4

Si vous avez des questions, je suis disponible avec plaisir.

Belle journée à vous !

Baptiste Thérapeute (Naturopathe Curothérapeute Certifié, Curothérapie & Tarot de Marseille)